À nos pères, qui font partie de nous

C’est la fête des Pères. Avant d’offrir mes vœux à tous les chefs de famille qui habitent nos résidences, je voulais partager quelques souvenirs avec vous.

Mon père est décédé alors que j’étais dans la jeune vingtaine. Je pense souvent à lui tout au long de l’année. Je m’applique à faire honneur à son nom que je porte et que j’ai donné au Groupe Maurice fièrement.

 

UN PÈRE AIMANT NOUS PERMET DE DÉVELOPPER CETTE CONFIANCE EN SOI QUI NOUS SERT TOUT AU LONG DE NOTRE VIE

Mon père était toujours derrière moi. Dès mon plus jeune âge, il avait une foi inébranlable en mes capacités. Le mot-clé entre nous : confiance. Par exemple, il me laissait, tout comme ma mère, amener mes frères, sœurs et amis à l’Expo 67. Il me laissait prendre trois autobus différents et deux métros pour me rendre de Repentigny à l’Expo en compagnie d’une ribambelle d’enfants plus jeunes que moi. Nommez-moi des gens, de nos jours, qui laisseraient un petit bonhomme de 10 ans emmener cinq, six, même sept enfants en même temps dans une foire internationale sans parent. Ceci dit, les temps ont changé. Sûrement que mon père ne m’aurait pas octroyé une telle responsabilité face à la même situation aujourd’hui.

 

LES TÊTE-À-TÊTE AVEC NOTRE PÈRE N’ONT PAS DE PRIX

Tout enfant aime avoir un peu de temps seul à seul avec son père ou avec sa mère. Ce sont des moments privilégiés et plutôt rares, surtout lorsqu’il y a six enfants autour de la table comme dans ma famille. De mon côté, j’avais la chance d’aller aider mon père sur ses chantiers. Nous discutions de construction, ou de la vie en général, tout en partageant notre opinion sur les différents sujets abordés. Pour moi, il s’agissait de véritables instants de grâce qui contribuaient à raffermir notre complicité.

 

AU-DELÀ DE NOTRE PÈRE BIOLOGIQUE…

Je ne suis le père de personne, mais je suis parfois agréablement surpris de l’impact que nous avons chez les jeunes – et même chez les personnes plus âgées – sans qu’on s’en rende compte. J’ai des nièces, des neveux, des enfants et des adolescents de mon quartier qui me reviennent avec des citations que je leur avais dites, il y a plus de cinq, voire 10 ans. C’est très touchant.

 

PÈRE-GRAND ET AUTRES PARENTS…

Les grands-pères font aussi office de pères bien souvent. Ce fut mon cas. Ma grand-mère a aussi été un peu ma mère. Mon grand-père maternel a été un influenceur significatif pour moi. On a souvent un oncle, une tante, un grand-parent qui, pour toutes sortes de raisons, développe davantage d’affinités avec un enfant de la famille en particulier. Alors que nous sommes enfants, d’autres personnes, autres que nos parents, peuvent nous marquer positivement pour le reste de notre existence. C’est important, d’autant plus que le fait d’être utile, de près ou de loin, à nos proches, à notre communauté, contribue à augmenter notre longévité. Les gens qui aident les autres vivent plus longtemps. C’est prouvé. Plusieurs études sociologiques sérieuses l’ont démontré.

 

C’EST À VOTRE TOUR DE RECEVOIR VOTRE PART D’AMOUR 

Bon nombre de pères que je côtoie dans les résidences ont le bonheur facile. Incidemment, je crois que, parmi les ingrédients importants d’une vie réussie, il y a cette propension naturelle au bonheur. Elle permet de traverser l’existence harmonieusement.

 

À tous les pères qui ont déjà cette aptitude, je souhaite qu’ils ne la perdent jamais. À ceux qui ne l’ont pas encore à l’ordre du jour, je souhaite qu’ils découvrent cette épice magique afin de savourer pleinement cet immense cadeau qui leur a été donné par leur propre père : la vie. Car, avoir la chance de vieillir, c’est important, mais avoir du « fun » tout au long de notre parcours sur cette Terre l’est tout autant.

 

Bonne fête papas !

 

Luc Maurice

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